Le chevalier à la triste figure...

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DQ2 Don Quichotte est un sujet difficile à traiter pour les artistes. Certains le disent maudit. Au cinéma, les plus grands s'y sont cassé les dents : Orson Welles, Terry Gilliam entre autres. Mais au théâtre, avec cette compagnie, le chevalier à la triste figure prend toute son envergure. « Nous avons monté la pièce pour le 400eme anniversaire de la première publication de Don Quichotte.. » déclare Jean-Michel Beugnet, le metteur en scène. Et sans doute l'âme de Cervantès est venue les visiter durant leur travail. Et peut-être même qu'elle les a inspiré, ces artistes là ! Sans doute. A voir les émotions dont furent étreints les spectateurs ce soir là, on ne s'étonnerait guère de croiser le poète dans la coulisse. Interprétation magnifique, à la hauteur de l'oeuvre. Un spectacle chatoyant.
Sophie Farfin. Le Républicain.


DQ4L'opération « Deux spectacles, un atelier, une école » mise en place par la troupe Carpe Diem dans la salle Georges Brassens samedi dernier a réuni plus de 250 personnes. La soirée fut ce que l'on appelle un succès, aussi réussi que les fameuses soirées de l'ambassadeur. Les enfants ont rencontré les comédiens et vu deux spectacles. Juste avant que le rideau ne tombe, la salle est agitée, remuante, bruyante. Puis quelques coups de talons flamencos résonnent dans la coulisse. Les trois coups sont lancés, la salle se tapie dans le noir velouté du théâtre et le rideau se lève en même temps que la lumière. Une création lumière somptueuse dont s'habillent les comédiens et dont se pare le décor épuré. L'histoire nous happe aussitôt et Don Quichotte, magnifiquement interprété, nous entraîne avec lui, vers son destin. Le texte pur de Cervantès raconte l'histoire épique d'un homme tragique, un homme dont l'humanité profonde ne tient plus enfermée dans son seul cœur et qui s'exprime dans le combat avec le même panache qu'un Cyrano. Bravo à cette troupe puissante et dense qui nous emmène en Andalousie, où vit encore ce mythe légendaire. Thierry Tisserand. Le Centre.

Chant, danse et comédie se succèdent sur scène. Ils l'occuperont pendant plus d'une heure et le public suit fasciné les aventures de Don Quichotte et Sancho Pancha, modernes et lyriques. La célèbre scène des moulins, celle de l'autodafé, ou celle moins connue, du montreur de marionnettes et du singe, provoque dans l'assemblée peur, rire et attention. La foule transportée par le spectacle, quitte la salle avec dans les yeux et la tête, pleins d'aventure et d'émotion.


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