Télérama Les joyeux lurons de cette compagnie nous montrent l'autre facette de leur talent. Changement de genre radical. Les voici dans un conte oriental sublime, avec des décors délicats comme une composition d'artiste. On évoque le désert par des drapés, des éclairages abyssaux, des camaïeux de beige, marron, orange ou jaune, ponctués çà et là de quelques modules illustrants. Le tableau s'anime après un temps de silence qui laisse le jeune public entrer tout doucement au coeur du désert, là où le vent emporte les enfants qui deviennent adultes. De cette jolie métaphore présentée sous forme de conte, on retient qu'il est possible de rendre concret l'abstrait et inversement. Le bouquet final, avec des tourbillons de lumière, est très impressionnant. Henriette Bichonnier ARTE On s'y croirait... dans le désert et dans l'histoire de ce petit garçon avalé par l'inconnu ! Bien sûr, la scène est un peu petite pour que le spectateur profite pleinement des décors et des chatoiements de couleurs qui sont offerts à ses yeux, mais entre émotion et rires, il entre finalement de plein fouet dans une culture qu'il sent proche : celle de la tendresse, de l'initiation à la vie, de ces présences magiques qui font signe depuis les recoins de l'invisible... A voir avec des petits, et des grands ! Michel Taubmann.
Un beau voyage pour les enfants au travers du désert, et puis aussi la découverte et la poésie de ses éléments. Ainsi l'on suivra Kaab, sans un ennui et très joliment. Musique, lumière, décor, costumes, interprétation, tout est au diapason pour un spectacle visuel, qui ne manque, ni d'humour, ni de fond, Pour les petits et leurs parents. Une réussite !